América Central | Mandíbula de cachorro, um sinal da existência humana 12.000 anos atrás?

(San José) Une mâchoire découverte il y a plus de 30 ans pourrait être la clé prouvant que les chiens peuplaient l’Amérique centrale il y a 12 000 ans. Et s’il y avait un chien, il avait forcément un maître, ce qui changerait les connaissances actuelles, selon des chercheurs costariciens et mexicains.


David GOLDBERG
Agence France-Presse

Car s’il existe des preuves de migration humaine au Mexique, au Chili ou en Argentine à cette époque, aucune trace n’a pu encore être formalisée en Amérique centrale.

C’est parmi d’autres restes osseux, notamment ceux d’une espèce d’Equus (cheval géant) et d’un glyptodon (grand tatou), que cette mâchoire a été mise au jour au début des années 1990 dans un gisement datant du Pléistocène supérieur (12 000-10 000 av. J. -C.), découvert douze ans plus tôt à Nacaomé, au Costa Rica.

Mais la mâchoire a alors été étiquetée comme étant celle d’un coyote… avant de tomber dans l’oubli.

« Il nous a semblé très étrange qu’il y ait eu un coyote au Pléistocène. Et lorsque nous avons examiné ces restes osseux, nous avons commencé à entrevoir des caractéristiques qui pourraient être celles d’un chien », explique le chercheur costaricien Guillermo Vargas.

En examinant lui aussi les images de la mâchoire, le biologiste et zooarchéologue mexicain Raul Valadez Azua, de l’Institut de recherche anthropologique de l’Université nationale autonome du Mexique, affirme lui aussi qu’il pourrait bien s’agir du « meilleur ami de l’homme ».

« Il pourrait s’agir du plus vieux chien des Amériques », s’enthousiasme M. Vargas. Le plus ancien fossile de chien du continent américain a été découvert en Alaska et daté de -10 000 ans.

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Surtout « cette découverte du chien serait la première preuve humaine au Costa Rica d’une période beaucoup plus ancienne et confirme la théorie des migrations humaines jusqu’au peuplement du continent », souligne-t-il.

Selon cette théorie sur le peuplement du continent américain, les humains ont migré depuis l’Asie par le détroit de Béring, situé entre la Sibérie et l’Alaska, lorsque le niveau de la mer a baissé pendant la dernière grande période glaciaire.

Pour l’heure, la mâchoire est conservée par le Musée national du Costa Rica et les chercheurs ont reçu une offre de l’Université d’Oxford pour réaliser des études sur l’ADN mitochondrial et au carbone 14. Celles-ci permettraient d’obtenir davantage d’informations génétiques et de déterminer plus précisément l’âge du fossile.

Le musée souhaite aussi que les résultats soient validés par une publication spécialisée.

Changement de dentition

M. Vargas, sa compatriote Natalia Rodriguez et la Nicaraguayenne Myrna Baez, avec le soutien du Mexicain Raul Valadez Azua, étudient depuis six ans la relation entre les cultures préhispaniques et les chiens, dans le cadre du projet « Xulo », qui veut dire « chien » dans la langue indigène de la zone archéologique de Gran Nicoya.

« Nous avons fait beaucoup de recherches sur l’histoire des canidés car ils sont des traces de la présence humaine » et lorsque le chien devient domestique « la mâchoire change, les dents sont moins pointues, moins destinées à déchirer les os et la viande », explique M. Vargas.

Lorsque « le chien mange le surplus de nourriture humaine, sa dentition n’est pas aussi déterminante pour sa subsistance ». Et la mâchoire retrouvée « reflète cette différence » ajoute-t-il.

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« Les premiers chiens domestiqués sont entrés sur le continent il y a environ 15 000 ans, suite à la migration des Asiatiques à travers le détroit de Béring. Et il n’y a jamais eu de chiens sans être humain. Ils se déplaçaient du nord au sud dans le cadre de groupes de chasseurs et de cueilleurs », a expliqué M. Valadez depuis le Mexique.

« Le binôme chien-homme est indissociable. Il n’y a pas de chiens sans humains […]. Às vezes não exploramos em profundidade o que tal descoberta pode significar, mas pode reconstruir a história humana ”, enfatiza.

“Isso nos mostra que havia empresas que podiam ter cachorros para se divertir e que tinham um excedente de comida. Não estavam atacando cachorros como, digamos, aqueles que os espanhóis trouxeram em sua segunda viagem (para a América), destinados a matar “, ele explica. Sr. Valades.

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